Billet 5: Bilan d’une année exploratoire

 

Musique de création et Web de données

PROJET DOLCE: BILAN D’UNE ANNÉE EXPLORATOIRE

 

Ce billet de blogue clôture la série consacrée à cette année exploratoire de recherche et d’expérimentation du Web sémantique, des données ouvertes et liées en musique de création québécoise. Nous avons eu l’opportunité à la fois de prendre connaissance et de maîtriser nos données, mais aussi de nous documenter afin de choisir le modèle et l’infrastructure technologique pouvant nous permettre l’ouverture de ces données.

À travers nos recherches, nous nous sommes formées au Web sémantique et autres sujets connexes tout en identifiant les projets les plus novateurs dans le domaine. Afin d’orienter notre travail, une phase d’expérimentation nous a aidés à prendre conscience du véritable potentiel d’interconnexion des données du CMCQc. Grâce à des outils de visualisation de données, nous sommes en mesure de faire ressortir les liens « abstraits » entre nos concepts et de leur donner un sens.

CONNAÎTRE SON ÉCOSYSTÈME DE TRAVAIL
Formulé comme tel, cela paraît indispensable pour la bonne réalisation d’un projet. Or, lorsqu’on arrive dans un nouvel organisme, il n’est pas toujours aisé de saisir le contexte organisationnel tout en suivant les objectifs d’un nouveau projet – surtout lorsqu’on n’est pas les initiateurs.trices.

Comme mentionné dans notre billet exposant notre méthodologie de travail, nous avons instauré une double dynamique de travail :

  1. cerner les besoins et objectifs du projet d’ouverture des données en musique de création au CMCQc
  2. comprendre et assimiler les concepts du Web sémantique et ses sujets connexes

Pour nous, ce fut un long processus d’assimilation de concepts et de liens, mais cela nous a permis de comprendre l’écosystème de travail au CMCQc et la mise en place d’une pratique commune de travail :

  • niveaux de compétences et de connaissances variés dans le domaine avec l’avantage d’avoir des expertises de haut niveau en musique et en technologies numériques, mais aussi de pouvoir consulter des personnes-ressources en valorisation des données patrimoniales
  • complexité des concepts du Web sémantique (schéma de métadonnées, ontologies, etc.) : difficulté à appréhender et comprendre, mais surtout à appliquer pour répondre à nos besoins
  • manque de documentation autour des projets exploratoires en Web de données dont les tenants et aboutissants seraient similaires aux nôtres

 

 

Fig. 1 – Écosystème de travail au CMCQc (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

 

Finalement, nous retenons et soulignons que c’est le travail sur nos besoins propres qui est primordial et déterminant dans l’avancée et la réussite d’un tel projet. Il s’agit de la ligne directrice – pour ne pas dire stratégique – qui orientera les choix et les prises de décision afin d’être en mesure de l’adapter au mieux et en fonction de nos capacités de réalisation.

PLURIDISCIPLINARITÉ : COMPLÉMENTARITÉ DES PROFILS ET DES COMPÉTENCES

Dans la réalisation de ce projet, l’une des forces était la complémentarité de nos profils professionnels, chacun ayant une expertise de haut niveau respectivement en musique, en bases de données et en données ouvertes et liées.
Cette pluridisciplinarité nous a permis d’avoir des approches certes différentes, mais additionnelles. Dans notre cas, l’étude et l’analyse des données en sont un bon exemple. Nous avons eu deux visions des données : l’une centrée sur la musique contemporaine et son environnement, sa culture, son histoire et l’autre sur la donnée en tant que telle. Leur analyse a permis de constater :

  • malgré une manipulation quotidienne des données, il est difficile de se rendre compte de leur potentiel d’interconnexion
  •  l’importance de la contextualisation de la donnée et par extension, sa liaison avec d’autres permettant une désambiguïsation
  • l’expérimentation de diverses formes de visualisation des données : exploitation et exploration des données

POUR CONCLURE CETTE ANNÉE EXPLORATOIRE AU CMCQc

Au cours de ce projet, nous avons acquis de meilleures connaissances numériques et ceci a facilité notre exploration de projets de données.
Nous avons rapidement élaboré une méthodologie de travail qui s’accordait bien à notre rythme et aux objectifs du projet. Une bonne communication a aussi suscité l’enthousiasme pour le projet et favoriser le partage de connaissances. Pour les prochaines étapes de développement de l’initiative, il nous a été évident que le choix de Wikidata était la voie à prendre, car l’intérêt grandissant pour l’utilisation de cette plateforme de données ouvertes et liées est indéniable.

Tout au long du projet, nous avons documenté nos activités, nos apprentissages, nos sources, nos visualisations et tableaux de données. Ce travail nous aura amenés à produire une documentation finale de qualité et nous a aidé à prendre du recul pour faire une synthèse de cette année exploratoire. Dans ce sens, nous avons pris le parti de faire une série de billets de blogue plutôt qu’un seul guide. Nous avons constaté qu’il existait très peu de documentation sur les différents parcours de projets que nous avons suivis, d’où cette présente initiative, pour – humblement – combler ce manque.

Nous ne pouvons qu’encourager des initiatives numériques et de partage permettant la découvrabilité de la musique de création québécoise et canadienne et ne perdons pas notre objectif premier de promouvoir et diffuser les œuvres de nos créateurs.trices.

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